The Fake Friends
Grandiose et intime, sarcastique mais vulnérable: Fake Friends, de Montréal, vit en plein sur la fine ligne entre deux mondes. Porté par le charisme un peu déjanté de son frontman Matthew Savage, le sextet post punk avance comme une machine alimentée par la création de tounes et de shows vraiment explosifs, avec une sorte de bravade sincère qui devient rapidement contagieuse.
Les multiples vies du groupe sont dures à suivre: né en 2020 comme simple excuse pour passer du temps ensemble, Fake Friends a depuis vu passer assez de membres pour aligner une équipe de la LNH. À travers tout ça, les membres fondateurs Matthew Savage (voix/gourou culturel) et Luca Santilli (guitare/rock god) – que l’histoire retiendra avant tout comme des colocs – ont gardé la même ligne directrice: faire du rock dansant avec un sérieux très relatif, entourés de bons amis. Aujourd’hui, avec Michael Kamps (basse/cultivateur d’aura), Felix Crawford Legault (guitare/compositeur clown doré), Bradley Cooper Graham (claviers/adulte Disney) et Michael Tomizzi (batterie/génie du gambling), Fake Friends est plus intense et productif que jamais. “On se connaît pas mal tous depuis longtemps,” explique Matt. “Ça s’est fait tout seul à mesure que des gens quittaient et que je les remplaçais par des musiciens avec qui j’ai toujours joué. Pour une raison quelconque, cette fois, ça clique vraiment.”
Cette recette, combinée à l’EP Always Worse/Never Better en 2024, a amené le groupe à écumer bruyamment l’Ontario et les Maritimes, atterrir sur Hockey Night in Canada et assurer les premières parties de Me First and the Gimme Gimmes, Buzzcocks et Wine Lips. Ces heures de route ont transformé le band en machine bien rodée, amenant groove et chaos joyeux dans les bars miteux comme dans les salles de spectacle de l’est du pays.
Tout ce kilométrage a mené à Let’s Not Overthink This, le premier album complet de Fake Friends et premier disque avec leur formation actuelle. L’album montre le band en parfaite zone de confort: plongé dans des conspirations ésotériques et capable de pondre un rock aussi rassembleur que ce qui faisait vibrer les fans des Talking Heads ou les compilations Big Shiny Tunes. Le compositeur et fier straight edge Felix Crawford Legault décrit le disque comme “une nuit de brosse, de bravade et d’absence totale de self awareness qui se termine en cigarette de 4h du matin, pleine de dégoût de soi”, laissant le protagoniste perdu entre réalité et illusions mais “quand même en train de fleurir dans la crotte”. Quand le reste de l’humanité comprendra vraiment ce que ça veut dire, on vous le dira. En attendant, Fake Friends va continuer à propager le chaos jusqu’en 2026 et bien après.
Les multiples vies du groupe sont dures à suivre: né en 2020 comme simple excuse pour passer du temps ensemble, Fake Friends a depuis vu passer assez de membres pour aligner une équipe de la LNH. À travers tout ça, les membres fondateurs Matthew Savage (voix/gourou culturel) et Luca Santilli (guitare/rock god) – que l’histoire retiendra avant tout comme des colocs – ont gardé la même ligne directrice: faire du rock dansant avec un sérieux très relatif, entourés de bons amis. Aujourd’hui, avec Michael Kamps (basse/cultivateur d’aura), Felix Crawford Legault (guitare/compositeur clown doré), Bradley Cooper Graham (claviers/adulte Disney) et Michael Tomizzi (batterie/génie du gambling), Fake Friends est plus intense et productif que jamais. “On se connaît pas mal tous depuis longtemps,” explique Matt. “Ça s’est fait tout seul à mesure que des gens quittaient et que je les remplaçais par des musiciens avec qui j’ai toujours joué. Pour une raison quelconque, cette fois, ça clique vraiment.”
Cette recette, combinée à l’EP Always Worse/Never Better en 2024, a amené le groupe à écumer bruyamment l’Ontario et les Maritimes, atterrir sur Hockey Night in Canada et assurer les premières parties de Me First and the Gimme Gimmes, Buzzcocks et Wine Lips. Ces heures de route ont transformé le band en machine bien rodée, amenant groove et chaos joyeux dans les bars miteux comme dans les salles de spectacle de l’est du pays.
Tout ce kilométrage a mené à Let’s Not Overthink This, le premier album complet de Fake Friends et premier disque avec leur formation actuelle. L’album montre le band en parfaite zone de confort: plongé dans des conspirations ésotériques et capable de pondre un rock aussi rassembleur que ce qui faisait vibrer les fans des Talking Heads ou les compilations Big Shiny Tunes. Le compositeur et fier straight edge Felix Crawford Legault décrit le disque comme “une nuit de brosse, de bravade et d’absence totale de self awareness qui se termine en cigarette de 4h du matin, pleine de dégoût de soi”, laissant le protagoniste perdu entre réalité et illusions mais “quand même en train de fleurir dans la crotte”. Quand le reste de l’humanité comprendra vraiment ce que ça veut dire, on vous le dira. En attendant, Fake Friends va continuer à propager le chaos jusqu’en 2026 et bien après.








